BARBUDOS, KESAKO?
Bon, une fois n'est pas coutume, votre petit Diégo, pipelette en titre du Val de Laurenciane, va laisser la parole à sa grande copine Calli, bien plus à même de traiter le sujet que nous allons aborder aujourd'hui : les galgos barbudos (ou lévriers espagnols à poils durs).
D'abord, quelques photos de nos deux spécimens maison, Alegra et Calli !!!
Ecoutons ce que Calli a à nous raconter sur ses congénères les galgos barbudos :
"Nous sommes hélas, au sein d'une race canine méprisée dans son pays d'origine, des parias dont la vie est encore plus difficile et les espoirs d'adoption hors d'Espagne encore plus restreints que les lévriers à poils ras que tout le monde connait.
Pourtant ces lévriers à poils durs sont les lévriers espagnols originels puisqu'ils accompagnaient les Celtes lorsqu'ils s'installèrent en Galicie. Le terme galgo vient de Canis Gallicus (chien gaulois) et on comprend bien que dans ces régions septentrionales d'où provenaient les Celtes, des chiens couverts d'une toison épaisse étaient mieux adaptés à leur environnement.
Ce furent plus tard les croisements avec les lévriers arabes à poils ras (race très ancienne dont on voit des représentations sur les bas-reliefs égyptiens ou sumériens) qui donnèrent le galgo moderne, lequel reçut ensuite l'apport du greyound pour augmenter sa vitesse en course.
Les barbudos ont le même caractère doux, la sensibilité et la grâce de chien-chat, toutes les qualités qui vous font apprécier les galgos....
Mais ils ont un plus... leurs poils les protègent et ils ne sont donc pas sujets aux multiples petites blessures qui empoisonnent la vie d'un galgo poil ras et ponctionnent le porte-feuille de ses maîtres. Lors de balades dans la campagne il est fréquent qu'un galgo poil ras revienne avec une balafre plus ou moins sérieuse sur sa fragile robe satinée qu'une ronce a déchirée, et qui nécessite quelques points de suture. C'est arrivé tellement souvent chez nous que maintenant notre maîtresse s'est équipée comme une pro et elle pose elle-même des agrafes pour rapprocher les lèvres de la plaie.
Le barbudo se moque de la pluie et supporte bien mieux le froid. Pas besoin de manteau pour lui, mais si vous voulez lui faire un petit cadeau, vous pourrez investir dans de beaux colliers qui mettront son élégante encolure en valeur.
Son poil raide ne nécessite pas vraiment d'entretien. Comme tous les lévriers, il ne sent jamais mauvais, excepté s'il n'a pu résister à se rouler dans un crottin ou une charogne, car hélas malgré son allure aristocratique, il ne dédaigne pas de tels plaisirs plébéiens, comme n'importe quel chien!
Les robes sont de couleurs aussi variées que celles des poils ras. Grâce à ses sourcils broussailleux, son regard a une expression un peu différente, comme empreinte de toute la sagesse d'une existence de plusieurs siècles dévolue à servir l'espèce dominante, cet Humain si peu reconnaissant envers ce compagnon dont les talents cynégétiques ont pourtant assuré la pitance...
Laissez-moi vous présenter maintenant trois belles galgas barbudas qui sont à adopter
Voici la sublime PELOS, en famille d'accueil en France depuis plusieurs mois :
Et voici REYES, qui est encore en Espagne mais va rejoindre sa famille d'accueil en France dans une quinzaine de jours :
Et la moins chanceuse, TUMBA, puisqu'on n'a pas trouvé de famille d'accueil pour elle, elle restera donc en refuge en Espagne, pauvre Tumba...
Reyes et Tumba se ressemblent beaucoup n'est-ce-pas, on dirait des jumelles!
Vous venez de le voir, nous les galgos barbudos, nous n'avons que des qualités, alors expliquez-moi pourquoi nous restons au fond des refuges, pourquoi personne ne nous honore d'un regard ou d'une caresse? Qu'avons-nous fait pour mériter de mourir dans les perreras par dizaines sans même savoir que le bonheur existe ?
Nous avons besoin d'aimer et d'être aimés... Ils seraient tellement heureux et reconnaissants, ces pauvres laissés pour compte, d'emprunter comme leurs copains à poils ras le "Camion de l'Espoir" vers la France...
Nous rêvons tous d'avoir une famille et un panier douillet...
Donnez-nous une chance, et vous ne le regretterez pas...