L'ART DE LA FUGUE

Publié le par Diégo et Calli

 

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Je vous ai déjà raconté (voir article du 07/06/10 : l'accueil de Tatu) l'arrivée de Tatu chez nous, il y a tout juste un an, et les efforts déployés par notre maîtresse pendant deux ou trois mois, pour contrecarrer ses rêves d'évasion. Ensuite, avec l'aide active de Rosa, pour laquelle Tatu éprouva vite un tendre sentiment, la surveillance s'allégea (voir article des 12, 17 et 18/06/10)

 

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C'est un compagnon charmant aussi bien vis-à-vis de ses congénères grands ou petits que dans ses relations avec les humains ou les autres espèces (ânes et chevaux)

 

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 Un amour de galgo, dixit  Maman, qui a toujours été perplexe que l'association Galgos Espoir n'ait jamais reçu la moindre demande d'adoption, (ni même de renseignements) pour un si beau chien.

Pour résumer, au bout d'un an de présence chez nous de cet adorable galgo, et après que nous l'ayons adopté le mois dernier, nous lui faisions totalement confiance.

 

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Dans la nuit d'hier, sous un merveilleux clair de lune rendant le spectacle magique, nous eûmes la visite d'une harde de chevreuils dans la prairie des chevaux, à quelques mètres de la maison. Les galgos étaient fous d'excitation et la maîtresse dut fermer les portes-fenètres demeurées ouvertes à cause de la chaleur car elle craignait que Tatu, entre autres, ne saute de la terrasse du premier étage. Les chevreuils finirent par s'éloigner en franchissant gracieusement les clotûres mais nous continuâmes longtemps à les entendre s'interpeller de leur voix puissante, ressemblant à un aboiement rauque. Inutile de préciser que nous ne dormîmes pas beaucoup cette nuit-là, car malgré les objurgations de notre maîtresse les galgos n'arrêtaient pas de gémir en grattant aux portes. Quant à moi, Diégo-le-chihuahua, du haut de mon repaire dans la mezzanine, j'accompagnais le concert de ma petite voix flûtée, avec beaucoup de conviction...

 

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Après quelques trop courtes heures de sommeil sur le petit matin, il fut déjà temps pour notre maîtresse de se lever, car les mastins grattaient à la porte de la cuisine pour sortir. A moitié zombi, elle descendit l'escalier intérieur avec la troupe des galgos tout joyeux pour leur ouvrir la porte donnant dans le second jardin, puis elle remonta leur préparer leurs gamelles.

Au bout d'un moment, elle fut alertée par les hurlements de la meute, synonymes d'évènement inhabituel. Elle se précipita sur la terrasse juste à temps pour voir que Tatu avait franchi la clôture d'environ 1,60m à cet endroit-là, séparant le jardin des chiens de la prairie des chevaux. Tandis qu'elle filait à sa poursuite tout en trébuchant sur le sol inégal de la pâture, Mister Tatu restait sourd à  ses appels comminatoires, le nez au sol, cherchant dans l'herbe les traces du passage des chevreuils...

 

 Elle eut à peine le temps de s'étonner de ce comportement de chasse aux antipodes de l'attitude d'un lévrier chassant à vue, tête haute. Tatu avait adopté la technique cynégétique d'un chien courant, la truffe au sol, remontant la piste de son gibier... Elle le vit franchir sans effort apparent la seconde clôture, à 1,80m, séparant la prairie de la petite route et filer telle une flèche vers les vignes et les bois alentour, tandis que peinant et soufflant, ses pieds trempés par l'herbe mouillée de rosée faisant floc-floc dans ses ballerines, notre pauvre maîtresse refaisait le chemin en sens inverse pour aller chercher sa voiture (la passion de Tatu) afin de continuer la traque du fugueur en ayant par ce moyen motorisé une petite chance de le rattraper...

 

Elle sillonna les chemins creusés de nids de poules, s'arrêtant souvent pour appeler Tatu, mais ne vit pas même au loin sa rousse silhouette. Au bout d'une dizaine de minutes, elle revint à la maison, en laissant le portail ouvert pour que notre chien prodigue pût rentrer au bercail quand il serait  fatigué de l'aventure... Et après à peine vingt minutes d'absence, qui lui parurent durer des heures, les aboiements de la meute lui signalèrent le retour de l'aventurier qui n'avait même pas profité du portail ouvert et avait exactement refait le parcours de l'aller en sautant par-dessus le grillage!

 

Après toutes ces péripéties, Tatu revenait tout joyeux à son foyer et bien sûr il ne fut pas grondé, il n'avait pas souhaité fuguer mais simplement avait cédé à l'appel de sa passion pour la chasse... Après un moment de repos, il eut droit à son petit-déjeuner et s'endormit pendant plusieurs heures sur un canapé, le ventre en l'air, totalement béat.

Sacré Tatu!!!

 

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Depuis cette équipée, il tire un peu la patte, comme un cheval fourbu, et il ne semble pas avoir de nouvelle velléité de fugue, mais notre maîtresse n'a pas vraiment confiance et elle le surveille de près.

Bien sûr nous ne croyons pas qu'il ait souhaité nous quitter, mais pendant son escapade il aurait pu se faire renverser par une voiture ou, qui sait, tirer par un paysan le prenant pour un renard.

Notre maîtresse est très stricte, elle n'accepte pas que les chiens divaguent, même sur les petits chemins de campagne et cela la met toujours en colère lorsqu'elle apprend que des adoptants irresponsables laissent leurs galgos se promener seuls autour de leur domicile.

 

Voilà le cadeau d'anniversaire que s'est offert Tatu, suivant en cela l'exemple de Jazz, notre bergère d'Anatolie, qui en septembre, s'octroya elle aussi une virée dans la campagne environnante pour fêter son premier anniversaire de présence parmi nous...

 

Ah!  Ces géants de l'espèce canine! Quelle chance ils ont!  Moi Diégo, petit chihuahua de 2,3kg s'il me prenait la fantaisie de fuguer, je ne serais pas arrivé au portail que la maîtresse m'aurait déjà récupéré manu militari !!!

 

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D
<br /> Que d'aventures ! Sacré Tatou ! Et comme je comprends les petits whiwhi de Michel car moi aussi je vais à l'éducation et qu'est-ce sue ça sent bon là-bas aussi ... je suis une setter et mon nez est<br /> presque aussi long que celui des lévriers ! sauf que mes oreilles sont un peu plus longues !<br /> <br /> <br />
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H
<br /> c'était "Itou du Val de Laurenciane" qui m'a fait découvrir le bonheur de vivre avec un lévrier mais n'a pas connu, comme ses successeurs, le plaisir des sports canins que j'ignorais à l'époque.<br /> <br /> <br />
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H
<br /> c'est après avoir eu pendant 10 ans un corniaud fugueur, adorable par ailleurs, que sur le conseil du vétérinaire, j'ai pris mon 1er whippet. Puis, j'ai pratiqué l'"Obéissance" avec 2 whippets. Je<br /> constate que dans les exercices, ils sont plus perturbés par les odeurs que d'autres races. Leur odorat est développé (longueur du nez)<br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Vous me rappelez là Michel des souvenirs de l'époque où j'étais éleveuse, puisque si je ne me trompe ce premier whippet c'est au Val de Laurenciane que vous l'avez acheté!!! J'espère  que<br /> vous profitez bien de ces belles journées avec les 2 whippets qui partagent votre vie actuellement. Amitiés, ANNIE<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Que d'émotions,cher Diego!Nous partageons l'inquiétude de ta maîtresse,ayant nous-mêmes une certaine Clara sujette elle aussi à l'envie d'aller voir si l'herbe est plus verte de l'autre côté de la<br /> clôture...Les dangers du monde extérieur ne les effleurent pas,nos gentils innocents,mais nous qui savons tremblons jusqu'à leur retour.Heureusement,tout s'est bien terminé pour ton ami Tatu,à qui<br /> nous souhaitons un bon anniversaire pour ses un an parmi vous!!!<br /> <br /> <br />
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